26/05/2006

Province de Flandre occidentale

Flandre-Occidentale (en néerlandais, West-Vlaanderen), province de l'ouest de la Belgique, en région flamande, aux frontières de la France et des Pays-Bas.

La province a pour chef-lieu Bruges et est divisée en huit arrondissements : Bruges, Dixmude, Ypres, Courtrai, Ostende, Roeselare, Tielt, Veurne. La langue de la province est le néerlandais.

La province de Flandre-Occidentale est bordée au nord par la mer du Nord, et son littoral présente de longues plages de sable et des dunes, ce qui n'est guère favorable à l'implantation de ports. Des polders ont été aménagés en avant des dunes. À l'intérieur, la plaine de Flandre offre un paysage plus vallonné, où les interfluves surbaissés alternent avec des collines culminant à 156 m. au mont Kemmel, près de la frontière française. Là, des haies de peupliers bordent les champs cultivés. Le Houtland, près de Torhout, est une région très boisée. La Lys et l'Yser sont les principaux cours d'eau de la province, qui est aussi traversée par des canaux qui desservent, en particulier, Bruges, et les ports de Nieuport et de Zeebrugge. Les polders et la Flandre intérieure sont le domaine des grandes cultures céréalières, mais aussi des cultures de plantes fourragères destinées à l'alimentation des troupeaux bovins (viande et lait). Autour de Roeselare (Roulers) se sont développées les cultures maraîchères, soutenues par la création du Centre provincial d'agriculture et d'horticulture de Rumbeke-Roeselare. Le littoral accueille plusieurs ports. dont Nieuport, à l'embouchure de l'Yser, qui est un port de pêche et de plaisance et Ostende, principal port de pêche de Belgique (homards, huitres), mais également port de voyageurs vers Douvres, notamment en hydroglisseur (hydroptère). Zeebrugge est le 2eport de pêche (après Ostende) et de commerce (après Anvers) de Belgique. Port pétrolier et méthanier, de transroulage, mais également port de voyageurs vers l'Angleterre, il est relié à Bruges par le Boudewijnkanaal (canal Baudouin), accessible aux bâteaux de 2000t. La province de Flandre-Occidentale compte de nombreux sites industriels diversifiés. Les principales activités sont l'agroalimentaire, la métallurgie et les constructions métalliques, l'industrie textile (ainsi Bruges pratique toujours la fabrication de dentelles au fuseau, activité traditionnelle de Flandre) et la confection, l'industrie du bois, la verrerie, etc. Les activités touristiques de la région sont importantes, notamment dans la «!Venise du Nord!», Bruges, ou dans les stations balnéaires du littoral, Ostende, LaPanne, LeCoq, Blankenberge, Knokke-Heist. Le réseau de transport est dense dans la province, quadrillée par les autoroutes et les voies ferrées.

 

Histoire

D'abord sous la tutelle du comte de Flandre, les villes de la province actuelle s'émancipèrent au XIIe siècle et connurent un véritable âge d'or, à l'exemple de Bruges ou d'Ypres. La puissante ligue hanséatique s'y établit alors, renforçant la richesse de la région, célèbre pour ses draps. Au début du XIVe siècle, le roi de France Philippe le Bel annexa la Flandre : ce fut le début de la lutte entre Flamands et Français. À la bataille des Éperons d'or, près de Courtrai, en 1302, les Français furent battus par les artisans d'Ypres et de Bruges. En 1384, à la mort de son beau-père Louis de Mâle, comte de Flandre, le duc de Bourgogne Philippe le Hardi récupéra la région. Sous la domination bourguignonne, puis espagnole (Charles Quint), Bruges devint un très important centre culturel et artistique. Passée à l'Autriche au XVIIIe siècle, la province subit la domination française après la victoire de Fleurus en 1794, et devint un département français, avant de former l'une des provinces de la Belgique indépendante après 1830. Elle souffrit tout particulièrement de la Première Guerre mondiale. En effet, le roi Albert Ier se replia sur le littoral après la perte de Liège, de Namur, de Bruxelles et d'Anvers. En octobre 1914, seule l'ouverture des écluses de Nieuport, et donc l'inondation des polders, arrêta l'avancée allemande en Flandre. Ypres devint alors le principal pôle de résistance et vit pour la première fois, en avril 1915, l'utilisation des gaz asphyxiants (à Steenstraat, au nord d'Ypres). La dernière grande offensive allemande, en avril 1918, débuta par de violents combats autour du mont Kemmel. Plus de 300 000 soldats alliés, principalement britanniques, périrent dans la défense du saillant d'Ypres. Près de 170 cimetières militaires autour d'Ypres témoignent de ces années dramatiques.

 

La légende de la dentelle de Bruges

 

Dame Barbara était veuve. La pauvre femme et ses cinq enfants vivaient dans la misère. Aussi chaque membre de la famille travaillait-il dur. Nuit et jour, on entendait ronronner le rouet.
Séréna, l’aînée, faisait de son mieux, mais elle craignait fort que tout ce labeur ne leur permette pas de vivre.
En fait, la misère devenait chaque jour plus grande au foyer de la veuve et inspira ce vœu à Séréna : « Sainte Vierge, donnez-moi les moyens de secourir ma famille, et je renonce aux joies et aux espérances de mon cœur ! » Etouffer son cœur : ce n’était que plus tard qu’elle comprendrait la portée de son vœu.
Vint le printemps, et par un bel après-midi, Séréna s’en alla faire une promenade à la campagne, accompagnée de son ami Arnold, l’apprenti sculpteur. Tout à coup, tandis qu’ils se reposaient sous un grand chêne, l’air sembla s’obscurcir au-dessus d’eux. Une quantité innombrable d’araignées venait de s’abattre sur la coiffe noire que Séréna avait ôtée, et de leur va-et-vient grouillant naissait une toile représentant de gracieuses figures ; c’étaient des fleurs, des oiseaux, des ornements délicats…
Disparues aussi rapidement qu’elles étaient venues, les araignées laissèrent Séréna toute perplexe. Et elle songea : « Si une simple araignée fait un dessin si charmant avec du simple fil de la Vierge, pourquoi ne ferais-je pas mieux moi avec mon fil qui est si fin ? »
Mais comment conserver ce précieux dessin ? Arnold s’en chargea ; avec des branches d’arbres entrecroisées, il fît un châssis sur lequel ils fixèrent la toile et, le soir même, Séréna se mit au travail.
Le lendemain matin, lors de sa visite à Séréna, Arnold constata que les fils s’étaient emmêlés inextricablement. Séréna en était complètement désespérée.
Alors pour empêcher les fils d’encore s’embrouiller, il attacha au bout de chacun d’eux un petit morceau de bois.  Un grand pas était ainsi fait ; le fuseau était inventé.
Après quelque temps, ce ne fut plus qu’un jeu pour Séréna et elle fabriqua les premières véritables dentelles. Arnold faisait les dessins, Séréna les suivait avec son fil. Les premières dentelles furent exposées dans la

maison d’Arnold où de riches négociants vinrent les admirer. Bientôt le bruit de la miraculeuse invention se propagea et la dentelle devint un article recherché, voire bien rémunéré. Alors, pour mieux répondre à la demande, Séréna initia ses petites sœurs à cet art tout nouveau. Toutes s’y mirent du matin au soir et bientôt la prospérité régna dans la famille.
Quelques mois plus tard, Arnold présenta son chef-d’œuvre en vue d’obtenir la maîtrise et il fut accepté dans la corporation comme maître sculpteur. Rien ne l’empêcha dorénavant de demander Séréna en mariage. Ce qu’il fit.
Mais quel choc pour le pauvre Arnold lorsqu’elle refusa ! Elle lui avait tout de même déclaré son grand amour ! Arnold ignorait qu’elle se devait de rester fidèle à son vœu secret. Ni Arnold, ni sa mère ne purent la dissuader.
Une année s’écoula, un nouveau printemps s’annonça. Pour fêter l’anniversaire du divin événement, Séréna se traîna toute seule jusqu’à l’endroit où son vœu avait été reçu. Là elle pensa longtemps à Arnold,  puis elle pria la Sainte Vierge pour que son fiancé ne souffrît plus.
Soudain elle aperçut des centaines d’araignées tissant le fil de Vierge comme un an auparavant jour pour jour. Les fils traçaient sur la coiffe noire de la fille une toile singulière. Séréna l’observa attentivement ; c’était un bouquet de mariée au milieu duquel se dessinait un petit texte : « Je te relève de ton vœu ! ». Un cri de joie s’échappa de ses lèvres. Arnold, qui l’avait suivie de loin et s’était caché derrière un buisson, bondit vers sa bien-aimée. Rougissante, elle lui révéla son secret. Tout devint alors clair pour Arnold. Il va de soi que la noce ne se fit plus attendre !

Bruges

La plus ancienne mention du nom de Bruges remonte à une inscription sur une pièce de monnaie datant de la fin du 9ème siècle, lorsque la ville n'est qu'un rempart avec château, où s'ajouteront ensuite un marché, des routes menant vers l'intérieur du pays, et une cour de justice.Des navires viennent y accoster, qui pénètrent dans l'embouchure du Zwin entre les bancs de sable et la côte. Ainsi, le bourg se développe au cours du 10ème siècle comme centre commercial, devenant un port visité par des artisans et des commerçants.L'âge d'or entre le 12ème et le 15ème siècles, dû à son économie florissante axée sur la draperie, font de la ville une plaque tournante du commerce international.Elle est appelée "Venise du Nord" en raison de ses nombreux canaux qui parcourent et encerclent la ville. De ce fait, de nombreuses promenades en bateau sont proposées aux touristes, certaines permettant de rejoindre les villes alentours et d'admirer des restants de forteresses (ainsi que des moulins) le long des canaux.

Ville à découvrir de préférence à pied. Bruges, avec ses rues pavées et ses canaux,.Elle offre diverses attractions, dont la Cathédrale Saint-Sauveur, un superbe exemple de l'architecture gothique du 13e siècle, et ses nombreux trésors. La ville compte plusieurs musées, notamment le Musée de Groeninge, abritant une collection complète et fascinante rassemblant six siècles de peintures flamandes, de Jan van Eyck à Marcel Broodthaers.

 

 

 
Ypres

 

 

 

Chateau de roeselare

 

ostende

 

15:10 Écrit par josiane meulders | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

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Écrit par : daens sandrine | 27/01/2009

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